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Bâtir la démocratie territoriale

février 2005

Editorial dns "L’hebdo" en février 2005.

Oui, la droite se moque du monde lorsque, pratiquant tous azimuts la casse territoriale et la défausse financière, elle reproche aux élus de gauche d’augmenter les impôts locaux.

Depuis bientôt trois ans, nos concitoyens sont frappés par les décisions du gouvernement dans leur vie quotidienne : fermeture de bureaux de Poste, de gendarmeries, de classes, de services de soins,... ! Les finances des collectivités locales sont fragilisées par les transferts opérés sans concertation, ni compensation suffisante. Davantage de charges et moins de moyens, tel est le piège tendu par le triangle Elysée-Matignon-UMP pour mener sa nouvelle et mauvaise querelle sur les impôts.

Sur le terrain, dans les médias, nous devons défendre avec force et justifier les choix de nos élus dans les régions et les départements. A partir d’arguments simples et incontestables :

• Là où des équipes de Gauche ont succédé à la droite ou à l’alliance droite-FN (en Picardie, par exemple), il faut souvent augmenter les impôts pour rétablir les comptes.

• Si la fiscalité locale augmente, c’est aussi à cause des désengagements du Gouvernement pour la solidarité (RMI-RMA, lutte contre le handicap, formation des travailleurs sociaux), l’éducation (transfert des personnels TOS) et l’aménagement du territoire (entretien des routes, non-respect des contrats de plan). En 2005, les impôts locaux augmenteront d’ailleurs aussi dans des territoires dirigés par la droite (Marne, Maine-et-Loire, Manche, etc).

• Les Conseils régionaux et généraux, les communes et les intercommunalités à direction socialiste mènent des politiques volontaristes afin d’amortir la casse gouvernementale. Si la droite n’avait pas supprimé les emplois jeunes, aurions-nous besoin de créer, à l’échelon local, les emplois tremplins pour les 18-25 ans, qu’il faut bien financer.

• Les hausses d’impôts locaux peuvent être fortes en pourcentage et cependant ne pas dépasser quelques euros. En Bourgogne, l’augmentation est de 50 %, mais cela fait 9 euros par contribuable et par an.

Au total, pendant que J. Chirac et l’UMP démantèlent les services publics et baissent l’impôt sur le revenu d’une partie de la population (mais augmentent les taxes, les cotisations sociales et les tarifs publics), nos élus agissent, eux, pour préserver l’emploi, dynamiser les territoires et défendre les services publics.

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