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Journée nationale d’échanges et de débats "Rassembler à gauche"
12 mars 2006
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De nombreux responsables du Parti socialiste et de la gauche, ainsi que de nombreux militants et sympathisants, se sont réunis dimanche 12 mars autour de Laurent Fabius pour une journée nationale d’échanges et de débats.
Retrouvez ici des images, des vidéos, des compte-rendus et le dicours final de Laurent Fabius.
Réagissez sur le forum aux débats, aux analyses et aux propositions formulées durant cette journée.
Retrouvez ici le discours de Laurent Fabius.
Cliquez ci-dessous pour voir la vidéo du discours.
Plusieurs participants à la journée ont accordé un entretien à laurent-fabius.net.
Retrouvez ci-dessous les vidéos de ces entretiens :
Interview de Marie-Noëlle Lienemann : "La gauche doit choisir un candidat qui nous fédère tous. Pour moi, il n’y a pas d’hésitation, c’est Laurent Fabius". Marie-Noëlle Lienemann est député européenne et ancienne Ministre. Elle est membre du courant "Rassembler à gauche" au sein du Parti socialiste.
Interview de Benoît Hamon : "Nous partageons une même volonté de rupture avec les politiques libérales". Benoît Hamon est député européen et Secrétaire national du PS en charge du projet européen. Il est membre du courant Nouveau parti socialiste, avec Henri Emmanuelli et Vincent Peillon.
Interview d’Alain Vidalies : "Il est important que le Parti socialiste fasse les bons choix en vue de 2007. Je suis ici pour y contribuer." Alain Vidalies est député des Landes et Secrétaire national du PS en charge des entreprises. Il est membre du courant "Rassembler à gauche".
Interview de Claude Roiron : "Laurent Fabius est un homme qui rassemble". Claude Roiron est conseillère générale d’Indre-et-Loire et Secrétaire nationale du PS à l’éducation. Elle est membre du courant "Rassembler à gauche" au sein du Parti socialiste.
Interview de Francis Wurtz : "Pour répondre à l’envie de changement des Français, la gauche doit prendre ses responsabilités". Francis Wurtz est député européen et Président du groupe GUE/NGL au Parlement européen. Il est membre du Parti communiste.
Interview de Thierry Mandon : "C’est un des lieux dans le Parti où on a la volonté de faire émerger des idées". Thierry Mandon est maire de Ris-Orangis et vice-président du Conseil général de l’Essonne. Il est membre du courant "Rénover maintenant" conduit par Arnaud Montebourg.
(AFP, 12 mars) - Laurent Fabius, candidat à l’investiture présidentielle du PS, qui a réuni ses partisans dimanche à Créteil, leur a offert un discours - programme ancré à gauche, dénonçant la "précarité" et insistant sur la nécessaire "solidarité" qui fera "la France plus forte". (lire le discours de Laurent Fabius)
Décidés à se donner du coeur à l’ouvrage, les militants n’ont pas fait faux bond, en dépit d’un temps radieux. "Nous sommes plus de 1.000, nous n’avons jamais été aussi nombreux", s’est réjoui le député Claude Bartolone, bras droit de l’ex-Premier ministre. "C’est un signal qui sera perçu au-delà de nos rangs", a-t-il assuré.
Des socialistes d’autres sensibilités étaient présents : Benoît Hamon (NPS) ou Pierre Moscovici (strauss-kahnien). Pierre Joxe, membre du conseil constitutionnel, mitterrandiste historique, était au premier rang.
Le reste de la gauche de gouvernement était aussi représentée : Jean-Pierre Chevènement (MRC), une première depuis la rupture avec Lionel Jospin, Francis Wurtz (PCF), Roger-Gérard Schwartzenberg (PRG), Jean Desessard (Verts), lui-même candidat à l’investiture présidentielle de son parti.
Le maire fabiusien du IIIe, Pierre Aidenbaum s’est félicité d’une réunion qui donnait à Fabius une image de "rassembleur". "Si divers que nous soyons, Laurent Fabius permet de nous rassembler", a renchéri Jean-Luc Mélenchon.
Dans son discours de clôture, Laurent Fabius a décliné le slogan inscrit sur la bâche orange formant le fond de la tribune : "solides, solidaires".
"L’enjeu principal est là : ou bien avec la droite une France précaire et sans repères, oubien avec la gauche le projet d’une France solide et solidaire, solide parce que solidaire". "La politique n’est pas condamnée au renoncement", a-t-il souligné. Il s’est élevé contre le communautarisme, dont "le chef de l’UMP est le principal porteur". "Cette pseudo solution n’a jamais été la mienne. [...] Par une politique d’égalité en actes, nous ferons en sorte que chacun se reconnaisse dans la République", a-t-il affirmé, plaidant pour "cinq urgences" portant sur l’emploi, le pouvoir d’achat, les retraites, le logement, l’école, la culture, la recherche, le "vivre ensemble" et la relance de la construction européenne.
Auparavant, Xavier Henry, vice-président étudiant de Paris-IV (Sorbonne), prédisant pour le gouvernement "des jours de tonnerre", avait été vigoureusement applaudi par la salle, scandant debout "retrait, retrait, retrait du CPE !".
Les partisans du non au référendum du 29 mai étaient nettement majoritaires chez les non fabiusiens invités. Mais Pierre Moscovici, chaud partisan du oui, a à peine été chahuté quand il a vanté, dans le projet de traité, "un bon texte". Nous avons l’obligation "de penser l’étape suivante ensemble", a-t-il ajouté.
Jean-Pierre Chevènement, en visite chez les socialistes qu’il a quitté en 1992, a noté que "c’est l’absence d’un projet commun qui nous a fait échouer en 2002". Il a jugé que le discours de Fabius "répondait à beaucoup de questions".
Programme de la journée
Cliquez sur liens pour trouver des images, des vidéos et des comptes-rendus.
Palais des sports de Créteil - Dimanche 12 mars 2006
9 h 00 : accueil des participants
9 h 30 : mot de bienvenue de Laurent Cathala, Député-Maire de Créteil
9 h 45 : intervention de Claude Bartolone
Intervenants : Brigitte BOURGUIGNON (maire-adjointe de Boulogne sur Mer en charge de la lutte contre les exclusions) ; Jean DESESSARD (sénateur Vert de Paris, conseiller de Paris) ; Alain DININ (président du groupe Nexity) ; David JIPOULOU (membre du collectif Creusois pour la défense des services publics) ; Thierry MANDON (maire de Ris-Orangis, vice-président du Conseil général de l’Essonne) ; Claude ROIRON (conseillère générale d’Indre-et-Loire, Secrétaire nationale du PS à l’Education) ; Alain VIDALIES (député des Landes, Secrétaire national du PS aux Entreprises).
Intervenants : Yamina BENGUIGUI (productrice, réalisatrice) ; Sophia CHIKIROU (membre du conseil national du PS) ; Xavier HENRY (vice-président étudiant de l’Université IV-Sorbonne, membre du collectif Sorbonne contre le CPE) ; Patrick KESSEL (président d’honneur du Comité Laïcité République, journaliste) ; Jean-Luc MELENCHON (sénateur de l’Essonne, ancien ministre délégué chargé de l’enseignement professionnel) ; Laurence ROSSIGNOL (vice-présidente du Conseil Régional Picardie, Secrétaire Nationale du PS chargée des droits des femmes) ; Olivier ROUSSELLE (ancien directeur général du FASILD) ; Roger-Gérard SCHWARTZENBERG (député PRG du Val de Marne, ancien ministre de la Recherche).
13 h 00 : déjeuner en commun
Intervenants : Pervenche BERES (Députée européenne, Présidente de la commission des affaires économiques et monétaires au Parlement européen) ; Jean-Pierre CHEVENEMENT (ancien ministre, président du Mouvement Républicain et Citoyen) ; Benoît HAMON (député européen, Secrétaire National du PS au Projet Europe) ; Marie-Noëlle LIENEMANN (députée européenne, ancienne ministre) ; Pierre MOSCOVICI (ancien ministre aux affaires européennes, Secrétaire National du PS à l’International) ; René SOUCHON (président du Conseil Régional d’Auvergne, ancien ministre) ; Francis WURTZ (député européen PCF, Président du groupe GUE/NGL au Parlement européen).
16 h 00 : intervention de Laurent Fabius
Claude Bartolone (Député, ancien ministre, secrétaire national du PS) a conclu les travaux de la journée en déclarant : « Nous ne voulons pas d’une prochaine élection pour participer, nous ne voulons pas non plus simplement gagner, nous voulons gagner pour changer, pour changer vraiment et cela passe par Laurent Fabius ».

