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Vivre ensemble dans une France plus solidaire

12 mars 2006

Table ronde n°1 - Journée nationale de Créteil. Thèmes abordés : école, logement, services publics, emploi, pouvoir d’achat, retraites, environnement.

Compte-rendu de la table ronde :

Claude ROIRON (Conseillère générale d’Indre-et-Loire, Secrétaire nationale du PS à l’Education) : Poser la question d’une « France solidaire » est la meilleure façon d’obtenir un véritable projet socialiste, car cette question renvoie aux fondamentaux de la Gauche.

Brigitte BOURGIGNON (maire-adjointe de Boulogne sur Mer en charge de la lutte contre les exclusions) : Notre obsession, sur le terrain, doit être de tenir compte des problèmes quotidiens de nos concitoyens. Notre combat contre la précarité est essentiel car il permet de lutter contre trois sources d’instabilité : le logement vétuste, l’emploi précaire, le pouvoir d’achat insuffisant. Il n’y a qu’ainsi que l’on pourra réduire la crise de confiance des Français en leurs élus et que l’on pourra proposer un projet d’avenir fort, un projet socialiste, au moment même où certains, au sein même de notre parti, font l’apologie de la politique de Blair.

Alain VIDALIES (député des Landes, Secrétaire national du PS aux Entreprises) : Impossible de débattre ce matin sans exprimer d’abord notre solidarité pour les jeunes et les salariés qui ont engagé le combat contre le CPE. Il faut le dire clairement : le CPE et le CNE doivent être abrogés car ils précarisent les statuts et les individus. C’est la condition d’un contrat social d’avenir. Il faudra offrir une réponse claire aux jeunes sans qualification. Il s’agit aussi de renforcer la démocratie sociale en s’appuyant sur le principe de l’accord majoritaire, la réhabilitation de la branche professionnelle, l’instauration de la représentativité syndicale dans les petites entreprises et, enfin, sur le renforcement des comités d’entreprise.

David GIPOULOU (membre du collectif Creusois pour la défense des services publics) : La mobilisation pour la défense et le développement des services publics se fait à l’échelle nationale et ne concerne pas seulement la ruralité. Notre combat vise à résister contre les effets néfastes de la décentralisation Raffarin, avec un moratoire sur les mesures de réduction des services publics, mais vise aussi à reconquérir les services publics, notamment en exigeant une gestion publique de l’eau.

Thierry MANDON (maire de Ris-Orangis, vice-président du Conseil général de l’Essonne) : La gauche a réussi le pari de la démocratisation de l’école mais pas celui des chances égales pour tous. Deux boussoles doivent nous guider : l’égalité et la qualité. Il s’agit de donner la priorité à la petite enfance, de développer les activités périscolaires, en organisant mieux la seconde chance et en se préoccupant sérieusement de la santé à l’école. Les lycées professionnels doivent être revalorisés en devenant des lycées des métiers. L’orientation doit bénéficier de moyens renforcés dès la 4ème. De manière générale, l’école publique et laïque - deux mots magnifiques - doit être soutenue. Encore faut-il éviter de braquer les enseignants qui la font vivre tous les jours.

Alain DININ (président de Nexity) : La crise du logement n’est pas une fatalité. On ne peut pas se limiter à la construction des logements, il faut les rendre attractifs pour les habitants, en facilitant l’accession et en soutenant la TVA à taux réduit, mais aussi pour les investisseurs, et aider les entreprises du secteur à bien construire et à construire moins cher. Il faut également introduire des outils anti-spéculatifs.

Jean DESESSARD (sénateur Vert de paris, conseiller de Paris) : il faut aujourd’hui un débat à gauche afin de construire une politique de transformation qui s’oppose à la logique libérale et au simple accompagnement et qui respecte les contraintes écologiques. Nos concitoyens réagissent à leur dramatique situation par « l’implosion sociale » (souffrances individuelles, violences collectives). Il faut orienter la réaction populaire vers « l’explosion sociale » en s’organisant collectivement et en résistant. La dynamique unitaire doit être réaffirmée à gauche, c’est le seul chemin pour aboutir à un projet collectif solidaire et écologiste.

Retour vers le dossier consacré à la journée nationale de Rassembler à gauche à Créteil.

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