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Communiqués

Je suis candidat pour relancer et redresser la France

17 mai 2006

Laurent Fabius présente à la presse huit équipières et équipiers qui l’accompagneront dans la campagne pour la désignation du candidat socialiste. Il revient à cette occasion sur le sens de sa candidature.

Communiqué de Laurent Fabius

J’ai présenté à la presse ce matin huit équipières et équipiers qui m’accompagneront dans la campagne pour la désignation du candidat des socialistes à l’élection présidentielle.

Il s’agit de :

Sophia Chikirou, membre du Conseil national du PS, militante de Paris
Jérôme Guedj, vice-président du département de l’Essonne
David Habib, député maire de Mourenx (Pyrénées Atlantiques)
Bariza Khiari, sénatrice de Paris
Marie-Noelle Lienemann, députée européenne et vice-présidente du Conseil régional du Pas-de-Calais
Didier Marie, président du département de Seine-Maritime
Philippe Martin, député et Président du département du Gers
Laurence Rossignol, vice-présidente de la Région Picardie

Ces équipiers seront appelés à m’accompagner dans mes déplacements de terrain et à intervenir à mes côtés, notamment sur le Podcast de mon site.

Par ailleurs, des comités de soutien à ma candidature sont en cours formation dans les fédérations du Parti socialiste.

(JPEG)

De gauche à droite : David Habib, Didier Marie, Sophia Chikirou, Laurence Rossignol, Marie-Noëlle Lienemann, Laurent Fabius, Jérôme Guedj, Bariza Khiari, Philippe Martin.


Fabius veut être candidat à l’Elysée pour "redresser la France"

par Laure Bretton (www.liberation.fr)

Candidat à l’investiture socialiste pour l’élection présidentielle, Laurent Fabius entend proposer aux Français une politique qui ne soit "ni du sarkozysme, ni une copie du blairisme", catégorie dans laquelle il range Ségolène Royal.

Un an avant le scrutin et à six mois du vote du PS, l’ancien Premier ministre a présenté mercredi à Paris son équipe de campagne s’il est investi par les militants.

Huit "équipiers", version 2007 des porte-parole, seront placés sous la direction de son plus fidèle lieutenant, Claude Bartolone.

Même s’ils assurent que ce rendez-vous était prévu de longue date, les fabiusiens ont choisi de relancer la campagne présidentielle de leur champion en pleine affaire Clearstream, symbole à leurs yeux de la crise morale et politique qui frappe le pays, et au moment où la présidente de Poitou-Charentes semble solidement accrochée en haut des sondages.

L’heure n’est donc plus à finasser.

"Je suis candidat pour être président de la République parce qu’il faut redresser et relancer la France et que je pense en avoir les compétences", explique Laurent Fabius. "Je sais ce qu’est la gestion d’un grand pays."

Nicolas Sarkozy, qui sera "vraisemblablement contre nous" en 2007, poursuit-il, est un "homme politique dangereux". "J’entends l’affronter le moment venu pour le battre", souligne l’ancien Premier ministre de François Mitterrand.

"Je pense que les Français, quand ils auront le choix, ne voudront ni du sarkozysme ni d’une copie du blairisme", ajoute le député de Seine-Maritime. [..]

"LIGNE CLAIRE"

En 2007, la gauche se trouvera face à une "responsabilité historique", estime Laurent Fabius, pour qui une victoire du candidat socialiste en France aura "un effet d’entraînement" dans les autres pays européens.

"Il faut y aller sur une ligne claire, sinon c’est la France qui va dégringoler", prévient-il. "On ne peut pas rassembler la gauche et proposer une politique de type blairiste (...) Une ligne clairement à gauche est la seule de nature à favoriser le rassemblement de la gauche et à créer une dynamique".

Il s’est de nouveau prononcé pour l’organisation de débats entre candidats à l’investiture PS à l’automne. "On ne peut pas imaginer un seul instant que ce choix de politique majeure se fasse sans débat", insiste-t-il, au diapason de ses "compétiteurs", Jack Lang et Strauss-Kahn.

Pour lui, "c’est une démarche qui honorera le Parti socialiste" et qui aura l’avantage de contraindre Ségolène Royal à venir sur le terrain des idées.

Dans les semaines à venir, Laurent Fabius soumettra d’ailleurs "par écrit" des propositions au premier secrétaire du PS, François Hollande, pour alimenter le projet présidentiel en cours de rédaction. Le texte doit être adopté début juillet.

Un an après le référendum sur la Constitution européenne, l’ancien partisan du "non" promet également de "décrire les chemins d’une relance européenne".

Côté institutionnel, si une nouvelle Constitution devait être rédigée par les Vingt-Cinq, elle devrait, "par parallélisme des formes démocratiques", être à nouveau soumise à référendum, contrairement à ce que pense Nicolas Sarkozy qui s’est prononcé pour une ratification par la voie parlementaire.

L’entrée en campagne de Laurent Fabius passe par de nombreux déplacements en province mais également en Europe - il sera le 12 juin en Allemagne et le 23 en Italie - et en Afrique (Sénégal, Mali) du 26 au 29 juin. [..]

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