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Grand rassemblement national des comités de soutien à Pantin

8 octobre 2006

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Plus de 1500 militants et de nombreux élus et responsables socialistes se sont réunis autour de Laurent Fabius à Pantin. Consultez le dossier consacrée à cette réunion. Les vidéos de toutes les interventions seront mises en ligne.

Cliquez ici pour télécharger le texte intégral du discours (format PDF)

Discours de Laurent Fabius


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Toutes les interventions :

Sont intervenus au cours de la matinée : Bertrand Kern, Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou, Marc Dolez, Jean-Paul Bachy, Michaël Moglia, Bariza Khiari, Alain Vidalies, Marie-Noëlle Lienemann, Jacques Généreux, Claude Roiron, Claude Bartolone et pour finir, Laurent Fabius.

Vous pouvez également regarder une interview de Didier Marie, qui fait le bilan de la journée.

Discours de Bertrand Kern, maire de Pantin


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Discours de Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l’Essonne


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Discours de Sophia Chikirou


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Discours de Marc Dolez, député du Nord, dirigeant de la sensibilité "Forces militantes pour la démocratie et le socialisme"


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Discours de Jean-Paul Bachy, Président de la région Champagne-Ardenne


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Discours de Michaël Moglia, Sécretaire général de Rénover, maintenant


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Discours de Bariza Khiari, sénatrice de Paris


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Discours d’Alain Vidalies, député des Landes


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Discours de Jacques Généreux, membre du Conseil national du Parti socialiste et membre de la direction nationale du courant "Nouveau Parti socialiste"


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Discours de Marie-Noëlle Lienemann, députée européenne


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Discours de Claude Roiron, conseillère générale d’Indre-et-Loire et Secrétaire nationale du PS à l’éducation


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Discours de Claude Bartolone, député de la Seine Saint-Denis


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Bilan de la journée par Didier Marie, Président du Conseil Général de Seine-Maritime.


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Ce qu’en disent les médias :

Dépêche Reuteurs :

Laurent Fabius a lancé un appel aux militants du PS qui éliront le 16 novembre leur prétendant à l’élection présidentielle en se présentant comme "le" candidat du projet socialiste.

"Je suis candidat du projet socialiste, je ne mettrai pas mon drapeau dans ma poche et je veux porter l’espoir de tous ceux qui ont au coeur la même révolte que moi", a déclaré dimanche l’ancien Premier ministre, qui prononçait son premier discours d’aspirant officiel à l’investiture socialiste.

"Le vrai débat porte sur notre stratégie de reconquête de nos électeurs et sur le contenu que nous voulons donner ensuite à l’alternance", a affirmé le député de Seine-Maritime devant des sympathisants réunis dans un gymnase de Pantin (Seine-Saint-Denis).

Selon les organisateurs, 1.500 à 2.000 personnes étaient présentes. Certaines brandissant des panneaux "Laurent président".

Parmi eux, l’ancien ministre Pierre Joxe, le sénateur de l’Essonne Jean-Luc Mélenchon, le député de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone et la députée européenne Marie-Noëlle Lienemann.

"Pour moi, c’est clair, nous gagnerons à partir de nos thématiques, nous convaincrons avec nos propositions, nous gouvernerons avec nos partenaires, c’est-à-dire avec la gauche", a lancé Laurent Fabius sous les applaudissements.

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L’ancien Premier ministre a dénoncé l’"inefficacité abyssale" du ministre de l’Intérieur et probable futur candidat de l’UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy.

"Lui dont la mission constitutionnelle est d’apporter le calme, il contribue à la violence, lui qui cherche à rassurer est un facteur d’inquiétude", a-t-il estimé.

Devancé dans les sondages par les autres candidats à l’investiture, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius a jugé que "tous les candidats ont leur mérite" mais il estime être celui qui a le mieux entendu les électeurs.

"Je tire les leçons de notre expérience, de ce qui a marché et de ce qui n’a pas marché", a-t-il expliqué, faisant allusion à la précédente élection présidentielle et au référendum sur le traité constitutionnel européen du 29 mai 2005.

"Je suis attentif à ce qu’ont dit constamment les Français depuis 2002 dans leur vote et dans leur mobilisation. Ils ont dit en particulier que le libéralisme n’était l’avenir ni de la France, ni de l’Europe, ni de la gauche, ils ont dit que le libre échange devait céder la place au juste échange", a ajouté l’ancien Premier ministre.

CANDIDAT DU POUVOIR D’ACHAT

Laurent Fabius s’est aussi présenté comme le "candidat du pouvoir d’achat", rappelant son intention de revaloriser le smic, les petits et les moyens salaires.

"C’est d’abord le pouvoir d’achat, la capacité de faire face, pour les dépenses de sa famille et pour les siennes, c’est d’abord une vie digne qui est à la base du socialisme, du social, de la République et du bonheur", a-t-il dit.

Consacrant l’essentiel d’un discours d’une heure à la politique générale, sans vraiment évoquer les autres candidats socialistes, Laurent Fabius a mis en avant les questions du logement, de la recherche, de l’éducation et de l’Europe.

Estimant que "le régime actuel est à bout de souffle", il a également appelé de ses voeux "une République parlementaire nouvelle" et déclaré que s’il était élu, les Français seraient consultés sur cette question en septembre 2007.

L’ancien défenseur du "non" au traité constitutionnel européen a plaidé pour "une Europe différente, sociale, démocratique et environnementale, qui donne sa chance aux Européens et à la France".

Il a également prôné "une nouvelle politique africaine" fondée sur le développement, évoqué la "question grave" de la crise du nucléaire iranien. Sur la situation au Proche-Orient, "question mère de tous les conflits", il a affirmé le droit à l’existence et à la sécurité d’Israël ainsi que la nécessité d’un Etat palestinien "viable et gérable".

Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn ont été officiellement désignés candidats à l’investiture socialiste samedi lors d’un conseil national de leur parti.

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Dépêche AFP :

Laurent Fabius a voulu montrer sa capacité à rassembler au-delà de ses soutiens traditionnels, sur une ligne de gauche, lors d’un grand meeting de lancement de sa campagne à l’investiture PS à l’élection présidentielle, dimanche à Pantin.

Devant quelque 1.500 cadres du parti, brandissant des affichettes ou portant au revers de leur veste des autocollants "Laurent Président", l’ancien Premier ministre s’est présenté comme "le candidat du projet socialiste, le candidat du pouvoir d’achat, le candidat de la construction du futur".

M. Fabius s’est posé en défenseur des Français les plus modestes.

"Je n’accepte pas, a-t-il déclaré sous un tonnerre d’applaudissements, les salaires de misère, les cadences insupportables, les pensions qui ne permettent pas de vivre, l’écart écrasant des richesses, je n’accepte pas que des dizaines de milliers de familles ne puissent se loger décemment".

"Je veux porter l’espoir de tous ceux qui ont la même révolte" et "ne pas mettre mon drapeau dans ma poche", a-t-il ajouté, en prônant "une France forte parce que solidaire".

Il s’est voulu précis dans ses propositions, notamment sur les petits salaires, faute de quoi la gauche risque la défaite en 2007, selon lui. "Si, sur cette question, la réponse de certains candidats est « On verra », je crains que la réponse des électeurs, le moment venu, soit « On verra »", a-t-il lancé.

M. Fabius opte ainsi pour une stratégie très différente de Ségolène Royal, qui le distance très largement dans les sondages auprès des sympathisants socialistes, à six semaines du choix du candidat par les militants.

Le député de Seine-Maritime s’est affirmé très déterminé : "Je suis prêt à endurer toutes les attaques pour défendre ce que vous pensez et faire honneur à notre peuple", a-t-il assuré.

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Dans un discours d’une heure très applaudi, M. Fabius s’est efforcé de démontrer ses capacités de chef d’Etat, passant en revue les grands problèmes internationaux : les tentatives de l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, le conflit israélo-palestinien, l’approvisionnement énergétique (pétrole et gaz), le sort de l’Afrique.

Le député de Seine-Maritime avait réuni autour de lui une brochette inhabituelle : à ses alliés de la campagne pour le non au référendum sur la Constitution européenne (comme Jean-Luc Mélenchon), s’étaient joints des responsables d’autres sensibilités.

Parmi eux, Jacques Généreux, de la direction du Nouveau parti socialiste (NPS, gauche du parti), Michaël Moglia, secrétaire général de "Rénover, maintenant", le courant d’Arnaud Montebourg (allié à Ségolène Royal), Marc Dolez, animateur de la frange la plus à gauche du PS.

L’avant-veille, Benoît Hamon, l’un des dirigeants du NPS, réputé influent chez les jeunes socialistes, avait pris position à titre personnel pour Laurent Fabius dans la course à l’investiture.

"D’autres vont nous rejoindre. Je leur lance un appel, nous avons besoin d’eux, j’ai besoin des militants", a lancé M. Fabius.

S’il a souhaité "dépasser" la querelle au sein du parti entre partisans du oui et du non lors du référendum de mai 2005, M. Fabius a insisté sur la nécessaire "réorientation de l’Europe". "Je demande que la façon dont fonctionne l’Europe soit conforme à l’intérêt des Européens" et que l’Union "soit capable de défendre l’intérêt des Européens et des Français", a-t-il affirmé.

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Dépêche AP :

L’ancien Premier ministre Laurent Fabius a donné dimanche à Pantin (Seine-Saint-Denis) le coup d’envoi de sa campagne interne pour l’investiture socialiste pour la présidentielle en se présentant comme le "candidat du projet socialiste", réservant l’essentiel de ses attaques à Nicolas Sarkozy quand ses partisans s’en prenaient vivement, sans la nommer, à Ségolène Royal.

Accueilli par les "Laurent, président !" de plus d’un millier de responsables de ses comités de soutien réunis dans un gymnase de Pantin, Laurent Fabius s’est défini comme le "candidat du projet socialiste", "du pouvoir d’achat" et "de la construction du futur".

Il s’en est pris à Nicolas Sarkozy et à son "inefficacité abyssale" en tant que ministre de l’Intérieur. "Lui qui devrait contribuer à l’apaisement, il joue à l’embrasement" et "il contribue à la violence", a-t-il accusé.

Il a fustigé les "expéditions matinales et brutales qui stigmatisent un quartier", "dressent les populations les unes contre les autres" et "finissent par ridiculiser la police", avant de "demander respectueusement au chef de l’Etat" de "rappeler son ministre de l’Intérieur à la fois à l’ordre et au calme".

Il serait "inconvenant que celui qui depuis quatre ans échoue dans sa tâche de maintenir la sécurité (...) puisse se prévaloir aujourd’hui des conséquences de son propre échec pour en tirer un profit !", a-t-il tonné. "Ce n’est pas parce que ça a fonctionné pour l’extrême droite et pour la droite en 2002 que nous sommes prêts à ce que cela marche encore en 2007".

"Je suis socialiste et je défendrai le projet socialiste", a martelé Laurent Fabius. "Nous gagnerons à partir de nos thématiques. Nous convaincrons avec nos propositions", a-t-il insisté, alors que ses amis politiques accusent Ségolène Royal de trop se démarquer du projet officiel du PS.

"Je suis candidat parce que (...) je n’accepte pas les salaires de misère, les cadences insupportables", "l’écart écrasant des richesses" et parce que "je n’accepte pas qu’on puisse se voir refuser un logement, un emploi, l’entrée dans une boîte de nuit et subir trois contrôles par jour au motif de la consonance de son nom ou de la couleur de sa peau", a affirmé le candidat à la candidature.

Se gardant d’attaquer directement ses rivaux socialistes, M. Fabius a joué clairement la carte de l’expérience en soulignant que "à l’heure du choix, une seule question comptera : lequel, dans votre conviction intime, est le mieux capable, au nom des socialistes, de remplir (la) fonction" de président de la République.

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Il a évoqué rapidement la "controverse sur la nation", notion évoquée à plusieurs reprises par Ségolène Royal lors de son discours à Vitrolles, pour rappeler que "la nation, lorsqu’il s’agit de la France, s’identifie à la République". "Il ne faut jamais laisser croire, laisser dire, par je ne sais quelle dérive de la parole ou de la pensée, que la nation (...) pourrait dériver vers le nationalisme", a-t-il prévenu. "Nous sommes des internationalistes", a-t-il rappelé. "Nous aimons notre patrie, nous aimons la République, mais nous ne voulons pas de dérive".

"Le nationalisme, c’est la guerre !", avait lancé avant lui Jean-Luc Mélenchon. Et "l’amour des siens retranché par rapport aux autres, c’est le communautarisme, et le communautarisme, c’est la guerre civile !". Dans une allusion à Mme Royal, M. Mélenchon a aussi loué les "qualités de retenue et de pudeur" de Laurent Fabius, qu’il a opposées à "l’étalage d’images de famille princière".

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M. Fabius a conclu son discours en se livrant à un exercice d’autocritique, concédant s’être montré au début de sa carrière politique "très impérieux. Je n’écoutais pas beaucoup et même souvent pas du tout les autres"... Mais désormais, "j’écoute, j’écoute, j’écoute", a-t-il assuré. En espérant être entendu. AP

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