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Voici mes principales interventions à l’Assemblée nationale depuis 2002 :
5 mai 2003
Question écrite du 05/05/2003
M. Laurent Fabius interroge M. le Premier ministre à propos de la grave diminution des crédits de la recherche scientifique en France.
Lors de la campagne électorale du printemps dernier, le Président de la République s’était engagé à porter à 3 % de la richesse nationale l’effort de notre pays en faveur de la recherche. Malheureusement, les actes du Gouvernement contredisent totalement ces promesses. Depuis un an, en effet, les crédits de la recherche ont été constamment et lourdement amputés. Après une première série de gels et d’annulations dans l’exécution du budget 2002, le budget du ministère de la recherche subit en 2003 un recul important, interrompant le mouvement de progression engagé durant la précédente législature. Pour 2003, cette baisse est aggravée par une annulation supplémentaire de 115 millions d’euros. Par rapport à l’an passé, 1 000 jeunes docteurs de moins seront recrutés dans le secteur public. Hors masse salariale, les crédits du CNRS sont amputés de 17 % et ceux de l’INSERM de 10 %. La plupart des secteurs sont également touchés. Aux restrictions budgétaires s’ajoute même parfois un discours officiel dénigrant nos chercheurs et les organismes de recherche auxquels ils appartiennent.
La recherche a besoin, au contraire, d’une vision à long terme et d’une action continue. Dans ce domaine, notre pays ne prépare plus son avenir. Cette politique suscite une réaction profonde et justifiée dans la communauté scientifique. Si elle n’est pas inversée rapidement, elle compromettra à la fois notre rayonnement scientifique, notre potentiel d’innovation et de croissance. Elle nous placerait en particulier durablement à distance des Etats-Unis où, pour 2003, les principales agences connaissent des taux de progression de leurs crédits supérieurs à 10 %. Il lui demande d’agir, dès les semaines à venir, pour honorer les engagements du Président de la République.
Dans une vision à long terme de l’intérêt national et européen, la recherche doit redevenir une grande priorité de la France
