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Pour gagner, il faut de la clarté : il n’est pas question pour le PS et la gauche de gouverner avec l’UDF

15 mars 2007

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Ségolène Royal doit rassembler l’ensemble des voix de gauche dès le premier tour. C’est la condition de la dynamique pour la victoire contre la droite et d’un vrai changement pour la France.

Ségolène Royal doit rassembler l’ensemble des voix de gauche dès le premier tour. C’est la condition de la dynamique pour la victoire contre la droite et d’un vrai changement pour la France.

Pour gagner, notre candidate doit rassembler le maximum de suffrages au premier tour et donc réunir les voix de la gauche. Pour y parvenir, alors que F. Bayrou alimente la confusion en laissant penser que le clivage entre gauche et droite est dépassé, le PS doit dire clairement qu’il ne gouvernera pas avec l’UDF. Laisser entendre le contraire, c’est affaiblir notre candidate en faisant du vote Bayrou un vote utile. Or, c’est faux !

L’UDF est un parti de droite, qui a toujours gouverné avec la droite. Aujourd’hui encore, l’UDF gère 30 Conseils généraux avec l’UMP. Et pas un seul avec la gauche. L’UDF est le parti de Valéry Giscard d’Estaing. Il a compté parmi ses membres Raymond Barre, Alain Madelin, Christine Boutin ou Jean-Pierre Raffarin. Ce sont tous des progressistes bien connus !

Il n’y a pas aujourd’hui en France de désir de centre. Il y a un désir de changement, auquel le pacte présidentiel de Ségolène Royal répond. Pour gagner, nos propositions doivent être concrètes. Elles doivent répondre en priorité aux préoccupations de ceux qui attendent de la gauche une nouvelle donne. A gauche sur l’emploi, le pouvoir d’achat, l’école, le logement, la santé et les services publics. A gauche sur la mondialisation financière et la réorientation européenne.

Nous devons dénoncer davantage la droite et ramener le pouvoir sortant à son bilan. Il n’est pas concevable que M. Sarkozy qui gouverne depuis cinq ans puisse apparaître comme l’homme du changement. C’est une supercherie !

Opposition frontale à la droite qui a abîmé la France depuis 2002, propositions socialistes pour changer la vie quotidienne de nos concitoyens, alliances de gouvernement à gauche, voilà le chemin de la victoire et de l’espoir.

Revue de presse des interventions récentes de Laurent Fabius :

Dépêche AFP - mardi 13 mars :

Laurent Fabius (PS) a affirmé mercredi que la gauche "ne pouvait pas gagner dans la confusion" et que le PS devait dire "clairement" qu’il a face à lui "deux adversaires de droite, Nicolas Sarkozy et François Bayrou".

"Il faut appuyer sur nos points forts de gauche et il faut que nous disions clairement que nous avons en face de nous deux adversaires de droite, Nicolas Sarkozy et François Bayrou", a-t-il dit sur LCI.

Le candidat de l’UDF, qui talonne Ségolène Royal dans les intentions de vote, "a un passé de droite et des propositions de droite", a affirmé Laurent Fabius. Il a jugé que le débat au sein du PS sur la stratégie présidentielle était "salutaire". "Quand il y a des problèmes, il faut les traiter avant", a-t-il dit dans une allusion aux ratés de la campagne de Lionel Jospin en 2002.

"Il y a besoin de clarté (...) Pour que Ségolène Royal gagne au deuxième tour, il faut qu’elle soit le plus haut possible au premier tour. Pour qu’elle soit très haut au premier tour, il faut qu’elle rassemble le maximum de voix de gauche", a-t-il expliqué.

Selon l’ancien Premier ministre, le PS doit "rester ouvert, courtois, rassembleur". Pour autant, a-t-il insisté, "le Parti socialiste est un parti de gauche et François Bayrou est un homme de droite".

Interview sur LCI - mercredi 14 mars :

Le Parisien - mercredi 14 mars :

Au bureau national, rebaptisé le temps de la campagne conseil politique, [..] Laurent Fabius lance le débat sur "le vote Bayrou". "On peut toujours dire que la question ne se pose pas, mais elle se pose quand on regarde la réalité des sondages et les échos du terrain, observe le député de Seine-Maritime. Jai ressenti un flottement, et je ne suis pas le seul." [..] "Rien ne serait pire que de donner à nos électeurs le sentiment que le PS suppute un accord de gouvernement avec lUDF."

Pour Fabius, "si la confusion sinstalle, si un signe égal est mis entre le bulletin Royal et le vote Bayrou, des électeurs risquent d’être tentés de faire le circuit court". Comprendre : voter directement Bayrou. Pour gagner au second tour, suggère-t-il, Royal doit obtenir "le plus grand nombre possible de suffrages au premier tour, donc le maximum de voix de gauche".

Et de prôner une campagne "clairement de gauche" dans laquelle "on renvoie Bayrou et l’UDF à ce qu’ils sont, c’est-à-dire à la droite et au centre, non par sectarisme mais par conviction et cohérence". Emmanuelli, Aubry et Mélenchon approuvent. François Hollande aussi. "Il faut convaincre les électeurs tentés par Bayrou de voter socialiste et caractériser Bayrou lui-même comme un membre de longue date de la droite et du centre", assène le premier secrétaire. Du coup, DSK paraît bien seul."

Le Figaro - mercredi 14 mars :

DSK sur le banc des accusés. Hier, au bureau national, la discussion a été vive. C’est Laurent Fabius qui a ouvert les hostilités. Depuis des semaines, les fabiusiens soupçonnent l’ancien ministre de l’Économie de préparer la « troisième force », c’est-à-dire une alliance de la gauche et du centre. Jusqu’à présent, les accusations se chuchotaient dans les couloirs. Mais hier, Laurent Fabius, soutenu par Henri Emmanuelli, a directement et publiquement accusé Dominique Strauss-Kahn, qui, dans un entretien au Monde la semaine dernière, avait estimé que François Bayrou pouvait rejoindre le « pacte présidentiel » de Ségolène Royal entre les deux tours. « Cela fera une belle majorité pour battre Sarkozy et pour changer la France », avait estimé DSK. Cette éventualité a fait bondir Fabius, qui affirmait dès le lendemain : « Il n’est pas question de faire un gouvernement avec l’UDF. »

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