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Vos réactions
Déclaration de Laurent FABIUS sur la réforme territoriale
Le 2009-11-02 21:04:21
Message de: bolingo site : non a la casse territoriale
merci de vous battre pour que ce projet de casse territoriale n’aboutisse pas , merci
Déclaration de Laurent FABIUS sur la réforme territoriale
Le 2009-11-03 00:14:49
Message de: BANINGA site : UNE ECOLE QUI INTEGRE
mr fabius nous venons par la présente vous faire part de notre consternation de ce que L’ÉCOLE QUI INTÈGRE ne marche plus , nous vous prions d’être le porte parole des françaises , français alors que l’école n’arrive plus a faire vivre ensemble , les discriminations continuent a croitre alors que le CV anonyme commence à avoir un succès , il y a un problème pour les français assimilés . NOUS REFUSONS LE COTE ELECTORALISTE
Déclaration de Laurent FABIUS sur la réforme territoriale
Le 2009-11-08 18:43:15
Message de: Sophie site : Face à la réalité de la précarité
La Réponse logique d’un pouvoir réactionnaire : une recentralisation par la manipulation et la faillite.
S’agirait-il d’une incompétence volontaire annoncée ?
Déclaration de Laurent FABIUS sur la réforme territoriale
Le 2009-11-25 16:26:59
Message de: Association Les LYONNES
Merci de relayer notre combat et c’est peut-être l’inconstitutionnalité qui fera capoter le projet.
Les Lyonnes 1, place d’Albon 69001 Lyon lyonnes@wanadoo.fr
Compte-rendu de la Conférence de presse du 20 novembre 2009
La « mobilisation générale » lancée par Les Lyonnes pour « faire obstacle au projet de loi concernant l’élection des conseillers territoriaux », a reçu un écho des plus encourageants. Lors de la conférence organisée, le 20 novembre, au Club de la presse de Lyon, un large échantillon d’élues, directement concernées et appartenant à un panel étendu de courants politiques allant de la droite (Radical valoisien) à la gauche (Parti communiste), ont tenu à être présentes pour défendre des droits chèrement acquis et décidemment encore bien fragiles.
« La parité est en danger » alerte Danielle Meaudre, présidente des Lyonnes, qui appelle à « des réactions de l’Assemblée et du Sénat » car « le scrutin de liste est le seul qui garantisse la parité » alors que, « le volet organisationnel de la loi prévoit 80% des sièges des futurs conseillers territorriaux élus au scrutin uninominal et seulement 20% à la proportionnelle ». Au nom des Lyonnes, Danielle Meaudre s’insurge aussi contre la position affichée par Gérard Larcher, président du Sénat, qui estime benoîtement « qu’il n’y a aucune raisons de s’inquiéter » en arguant du fait que les scrutins proportionnels de liste vont s’appliquer aux petites communes de 500 à 3500 habitants... Autant dire, réagit la présidente des Lyonnes, « que l’on nous propose de peupler les campagnes » là où il n’y a ni argent, ni pouvoir !
Des arguments inacceptables au regard de la constitution qui prévoit, rappelle-t-elle, « l’égal accès des femmes et des hommes - les femmes étant même citées en premier - aux mandats électifs ». Principe qu’il reste bien entendu aux partis à mettre en œuvre comme le veut, précise Danielle Meaudre, la première loi de 2000 concernant les élections municipales et la loi de 2007 dite « liste chabada », pour les élections régionales.
« Cela fait deux cents ans que les femmes se battent. Il n’est pas question de se laisser faire » résume la présidente un peu réconfortée par l’ampleur du mouvement de protestation.
Hélène Blanchard, Conseillère régionale constate que jusqu’ici à propos du projet de loi sur les conseillers territoriaux « on a parlé de ressources mais pas de parité » alors que « si la région c’est, actuellement, à peu près 50% de femmes, avec cette loi ce sera un arrêt de la représentation féminine ». Elle pointe aussi une dérive « du fait que les élus territoriaux vont, d’abord, s’occuper de leur territoire » et insiste « les femmes ont un rôle à jouer, ce serait dommage de s’en passer ».
Christiane Demontès, sénatrice, souligne la diversité des élues réunies autour des Lyonnes constatant que « cette réforme dresse contre elle des femmes de différentes appartenances ». « Nous sommes quelques unes », relève cette élue, « à devoir notre poste aux lois sur la parité » mais « ce n’est que justice car nous représentons 50% de la population, nous devons donc avoir 50% d’élues ». Elle confie : « j’ai interpellé Alain Marleix, Secrétaire d’Etat à l’Intérieur et aux Collectivités territoriales, et Brice Hortefeux, Ministre de l‘Intérieur, car je trouve que cette réforme qui remise les femmes dans les conseils municipaux est un mauvais coup aussi, pour les présidents ou présidentes, de conseils généraux et régionaux ». Mais, précise-t-elle : « ce n’est pas péjoratif pour les élues des conseils municipaux car le travail de maire est passionnant ». Elle souligne par ailleurs « l’aspect anticonstitutionnel de la loi » et affirme « plus la mobilisation sera importante plus cela fera reculer le projet » en souhaitant « que les élus hommes bougent aussi ».
Anne-Sophie Condemine, estime qu’il s’agit « d’un recul de la parité, un recul de la société ». « Comment » interroge-t-elle « un gouvernement républicain peut-il mettre en œuvre une loi qui vise à se priver d’une partie de la société ? ». « Il est évident », argumente cette conseillère régionale « qu’une société ne peut-être construite de façon équilibrée si elle est bâtie sur un déséquilibre ».
Najat Vallaud-Belkacem, témoigne « je suis passée du Conseil régional à un Conseil général où il n’y a en moyenne que 12% de femmes » en rappelant « une première chose, la répartition égalitaire hommes, femmes, c’est la démocratie » aussi prédit-elle :« il n’y aura pas, une seule seconde d’hésitation contre cette remise en cause ! ». . « Malgré la loi », constate cette élue, « l’Assemblée nationale c’est plus de 80 % d’hommes (81,1%). Au conseil régional Rhône-Alpes 47,3% des élus sont des élues mais », s’engage-t-elle, « comme le projet de loi prévoit bien 80% au scrutin uninominal à un tour, je soutiendrai toute saisine du conseil constitutionnel ». Najat Vallaud-Belkacem s’alarme aussi car « le droit des femmes est en régression ; qu’il s’agisse du Planning, de l’accès à l’IVG,- en témoignent les réactions fortes au chèque de contraception proposé par Ségolène Royal -, on est dans une ambiance hostile au droit des femmes ».
Sabiha Ahmine, s’élève à son tour contre « une régression sans précédent de l’égalité et en particulier vis à vis des femmes ». En conséquence, « il faut être vigilant sur le droit des individus » affirme cette élue régionale, qui considère qu’avec la loi en projet « on met fin à la parité et qu’il s’agit d’une régression identitaire ». Auparavant, adjointe aux droits des femmes, Sabiha Ahmine, se dit particulièrement sensible aux évolutions en cours et « appelle à la résistance ». Elle souhaite que l’on se batte aussi pour les femmes de l’autre côté de la Méditerranée pour montrer l’exemple. « Nous avons beaucoup de choses à faire en commun et la parité doit être une égalité » conclue-t-elle.
Fabienne Levy juge réconfortant « de se retrouver entre femmes de tous bords » mais déplore d’avoir à défendre encore « l’égalité homme-femme au niveau européen », Conseillère régionale, proche de Jean-Louis Borloo, elle explique : « j’ai été interpellée par cette réforme qui nous ferait rétrograder à la place des élues qui s’occupent de la proximité, des affaires loco-locales, des problèmes humains ». Elle proteste : « nous sommes dans un bocal, on veut nous cantonner dans ce rôle » . C’est pourquoi, à la prochaine séance du congrès des radicaux valoisiens elle a décidé « de soumettre une motion avec signatures, y compris des hommes car au niveau développement durable cette régression démocratique c’est vraiment la mort ».
« Je ne suis pas entrée en politique grâce à la parité », précise Fabienne Levy, « mais », ajoute-t-elle « j’ai vu, un an plus tard, ce que la solidarité féminine pouvait donner, la force des femmes devant l’attaque ». Une particularité « qui nous pousse à être militantes » considère d’ailleurs la présidente du Parti radical valoisien du Rhône qui aurait souhaité « venir avec d’autres jeunes élues UMP et Modem ».
Pascale Crozon, seule femme députée du Rhône, tient à remercier en tout premier lieu Marie-Jo Zimmermann, Michèle André, et Françoise Vilain, respectivement présidentes de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, à l’Assemblée, au Sénat et au Conseil économique et social, qui ont, les premières, soulevé le problème . » « Il y a une mobilisation assez forte » se réjouit cette députée « mais l’important c’est que nous ne soyons pas que des femmes ».. Elle dénonce : « nous sommes face à un retour en arrière avec charcutage du découpage électoral : 12 circonscriptions occupées par des femmes passent à la trappe selon le plan d’Alain Marleix ». Pascale Crozon raconte qu’en réponse à une lettre de Marie-Jo Zimmermann qui protestait contre « un dispositif injuste », M. Alain Marleix, a rétorqué que « les femmes ne sont pas plus fragiles, que personne n’est propriétaire de ses électeurs et qu’il appartient aux partis de choisir des femmes ». Or les chiffres parlent d’eux-mêmes, la députée relève en effet qu’une région comme Rhône-Alpes « ne compte que 2 femmes sur 48 députés ! ». Dés lors, elle interroge : « comme la réforme des territoires va supprimer 3000 élus sur les 6000 conseillers généraux et régionaux actuels, peut-on croire qu’un seul des élus parmi ceux qui vont être évincés va laisser sa place ? »...
Les Lyonnes, association loi 1901 a été créée en 2001, à Lyon, pour promouvoir et étendre la parité dans toutes ses composantes.
