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Le miracle britannique ?

7 juin 2005

Il ne se passe pas de jours sans qu’on trouve un éloge du modèle britannique en matière d’emploi.

De fait, son taux de chômage était au deuxième trimestre 2004 de 4,6%, alors qu’il y a dix ans nos taux de chômage étaient proches.

En réalité, sans contester la croissance britannique, ce décalage s’explique largement par des raisons qui ne tiennent pas à elle :

• La principale cause de la réduction du chômage au R-U depuis 10 ans tient à la forte croissance de l’emploi public. Depuis 1997, 45% des emplois créés (861000 sur un total de 1,92 million) relèvent du secteur public. Par comparaison, sur la même période l’emploi dans les « services administrés » a augmenté en France de 300000 salariés.

• Sur la période 1994-2004, le nombre d’emplois au Royaume-Uni a augmenté de 11% contre 14% en France. Notre pays a créé plus d’emplois (et nettement plus dans le secteur privé, puisque ces chiffres incluent les emplois publics).

• Pourquoi le chômage a-t-il moins baissé chez nous ? C’est lié à la progression de la population active. Le nombre de candidats à l’emploi a grossi de 12% en France en dix ans, contre 6% au R-U. Si bien qu’il faut deux fois plus d’emplois dans l’hexagone pour faire baisser le chômage.

L’insistance sur le succès du modèle britannique, est largement liée à la propagande libérale. Mais cela ne correspond pas à la réalité économique. Sur la période, notre pays a créé plus d’emplois !

Journée mondiale de l’eau

22 mars 2005

40 % de la planète manque d’eau potable et la proportion risque d’empirer. A moyen terme, les pénuries d’eau risquent d’affecter 95 % des habitants du Moyen-Orient et 65 % de ceux du reste de l’Asie et du Pacifique. Contrairement à ce que l’on pense souvent, la France n’est pas épargnée. Nos ressources naturelles sont extrêmement dégradées. Les 3/4 des eaux françaises sont contaminées par les pesticides, et parmi elles, environ 1/3 sont perdues pour la production d’eau potable, quels que soient les procédés de traitement en usine. Cette dégradation de la ressource entraîne un risque pénurie qui paraissait impensable en France. En Bretagne, il est estimé que les 3/4 des besoins en eau des usagers pourraient ne plus être couverts si la dégradation des eaux par les nitrates se poursuit au même rythme. Le problème de l’eau est au cœur de la crise écologique qui nous menace. Nous devons d’urgence en tirer toutes les conséquences, à l’échelle nationale, européenne et mondiale.

Retour de Chine

21 mars 2005

(JPEG) Lors d’un récent voyage en Chine, je me suis rendu dans une zone industrielle à proximité de Shanghai dont la superficie est de... 29 000 hectares, soit trois fois la superficie de Paris. Je croyais découvrir des productions « bas de gamme » ; j’y ai vu une technopole dédiée aux hautes technologies. Les dizaines de milliers d’ouvriers employés sur ce site gagnent... 60 euros par mois ! Qui peut croire que, dans un monde globalisé, cette tendance va épargner la France et l’Europe ? Déjà, dans nos territoires, des secteurs - le textile aujourd’hui, la fabrication de meubles demain - sont ou seront touchés.

La Chine est en train de devenir un pays innovant, à la point de la technologie. L’avantage que nous croyions garder pour longtemps en termes d’éducation, de qualité des infrastructures et de potentiel de recherche, s’amenuise de mois en mois. Nous devons d’urgence réagir.


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