Vous êtes ici : Accueil > Actualité > Dossiers

Dossiers

Grand rassemblement national autour de Laurent Fabius

24 juin 2006

Merci de partager vos remarques, commentaires et réactions sur le forum associé à cette page

2200 personnes ont participé à un banquet de l’amitié autour de Laurent Fabius au Parc Expo de Rouen, sur la commune du Grand Quevilly.

(JPEG) (JPEG)

Ce dossier sera progressivement enrichi. Merci de nous envoyer vos photos sur contact@laurent-fabius.net si vous avez vous-mêmes participé aux différents événements de la journée.

 

Vous pouvez également réagir, commenter et proposer sur le forum associé à ce dossier. Si vous étiez présents, n’hésitez pas à laisser en ligne vos impressions et vos commentaires !

 

Le discours de Laurent Fabius

Ecouter le discours :

Cliquez sur ’play’ (le triangle sur la gauche) dans la barre ci-dessus pour lancer la diffusion.

Lire le discours : cliquez ici pour le télécharger au format pdf.

(JPEG)

Les points forts du discours :

-  La priorité, c’est le combat contre Nicolas Sarkozy. Il faut dire non au triptyque libéralisme, communautarisme, atlantisme que nous propose le numéro deux du gouvernement, principal artisan de l’échec actuel du gouvernement. « M. Sarkozy est d’abord M. Supercherie. »

-  Il y a au Parti socialiste plusieurs candidats, mais il n’y a qu’une seule démarche politique qui peut faire gagner la gauche et surtout réussir le changement : c’est une ligne clairement à gauche.

« Je refuse donc, comme beaucoup de militants socialistes anciens ou nouveaux, une campagne de confusion où notre porte-parole, l’œil rivé sur les sondages, s’efforcerait de coller à l’ensemble des aspirations dans le cadre d’un discours en zigzag, ajoutant selon les moments et les endroits des mots de droite à des adjectifs de gauche et inversement. » « On ne peut rassembler que sur un contenu de gauche, c’est-à-dire ni sarkozyste ni blairiste. »

-  Le projet socialiste a été adopté. Nous devons maintenant l’enrichir, en commençant par le respecter. « Je ne suis donc pas d’accord avec ceux des dirigeantes ou des dirigeants qui, sous prétexte de commenter le projet socialiste, commencent par le contredire et l’amoindrir. »

-  « Candidat socialiste à l’investiture présidentielle, je souhaite être le candidat de mesures concrètes et simples. Des mesures immédiatement réalisables pour beaucoup et qui changeront la donne : »

    • Le pouvoir d’achat : « Je propose que dès l’été 2007, nous augmentions le SMIC de 6 %, soit plus du double de ce que serait son évolution normale. » L’effort concernera également les pensions et les salaires modestes et moyens.
    • Le logement : « Les maires qui refusent la construction de logements sociaux seront privés de subventions publiques dès la première année de l’alternance. »
    • L’éducation et la formation : « L’Education nationale sera notre premier projet et notre premier budget. »
    • L’environnement et l’énergie : « L’effort en faveur des énergies renouvelables sera multiplié par 10 dans les 5 ans de la législature. L’utilisation des OGM pour les cultures de plein champ devra être arrêtée sans délai. »

-  Nous devons réaffirmer nos valeurs qui s’appellent : l’égalité, la liberté, la laïcité, la solidarité, l’Europe sociale et démocratique.

-  Appuyons-nous sur la jeunesse au lieu de la stigmatiser et de la décourager. « Arrêtons de dire à la jeunesse : vous êtes la génération qui n’a plus le choix, celle pour qui tout est déjà joué, car ce n’est pas la vérité. [..] Il faut compter sur elle plutôt que sans elle. Il faut construire avec elle plutôt que lui faire la leçon. La société du kärcher ou du martinet, à qui fera-t-on croire qu’il s’agit là d’un choix mobilisateur pour la jeune fille ou le jeune homme qui votera l’an prochain pour élire le chef de l’Etat et qui démarre dans la vie ? »

-  « Je propose la croissance durable par l’innovation, par l’éducation et par l’engagement public. Je propose de lutter contre les excès de la mondialisation. Je propose de refaire France par une République nouvelle. Je propose une volonté politique forte pour construire une France solidaire, confiante et rayonnante. »

-  « Non, il n’y a aucune fatalité du déclin. Oui, la France n’est pas seulement l’addition de territoires et de communautés dans une Europe qui stagnerait et dans un monde qui lui échapperait. Elle peut, elle doit redevenir une grande nation, plus grande qu’elle-même, généreuse, créatrice, entraînante. Oui, la République et la France ont perdu assez de terrain. Il est temps que le vent du changement se lève. Il est temps de réussir le changement ensemble. Vive la République ! Vive la France ! »

(JPEG)


 

Autres interventions lors du Banquet du Grand-Quevilly

(JPEG)

Deux nouvelles adhérentes ont accepté de monter à la tribune pour expliquer les raisons de leur soutien à Laurent Fabius. Ecoutez leurs interventions, introduites par Christophe Bouillon, Premier secrétaire fédéral du Parti socialiste de Seine-Maritime.

Discours de Christophe Bouillon, Premier secrétaire fédéral du Parti socialiste de Seine-Maritime.

(JPEG)


 

Après-midi de travail à Canteleu.

Cliquez ici pour consulter le compte-rendu des débats.

Plus tôt dans la journée, 700 militants s’étaient retrouvés à Canteleu pour une après-midi de débats et de réflexions autour de quatre thématiques :

-  Une ligne politique pour changer vraiment : nos priorités, notre refus du sarkozysme et du blairisme ; pourquoi nos idées, qui ont largement inspiré le projet, sont gagnantes. Avec Emmanuel Maurel et Henri Weber

-  Un parti de militants : nouveaux adhérents et nouveaux militants. Comment répondre à leurs attentes et à leur demande de participation ? Avec Marie-Noëlle Lienemann et Thierry Graal

-  Le rassemblement de la Gauche pour gagner les élections : où en est la Gauche ? Sur quelle base idéologique peut-elle se retrouver ? Comment donner un prolongement politique aux mobilisations anti-CPE et pour l’Europe sociale ? Quelles initiatives mettre en œuvre pour le construire avec nos partenaires (partis, associations, syndicats...) ? Avec Claure Roiron et Jean-Luc Mélenchon

-  Un parti de toutes les couleurs : diversité, société, laïcité ; comment faire de la République celle de tous ses enfants ? Comment mettre en œuvre concrètement l’égalité des droits ? Face à l’offensive communautariste, comment renforcer la laïcité ? Avec Sophia Chikirou et Laurence Rossignol.

Conclusion et perspectives pour les prochains mois par Claude Bartolone.

Quelques vidéos :

(JPEG)

Ambiance de travail à Canteleu

(JPEG)

Pourquoi c’est important d’être à Canteleu aujourd’hui, avec Emmanuel Maurel, Conseiller général d’Ile de France et membre du Conseil national du Parti socialiste.

(JPEG)

Pourquoi j’ai rejoint Laurent Fabius, avec Sophia Chikirou, équipière de Laurent Fabius, membre du Conseil national du Parti socialiste, militante de Paris.


 

Revue de presse

(JPEG)

Fabius s’ancre à gauche contre le royalisme (Liberation)

Il a défendu samedi devant 2000 partisans, une ligne « claire » contre la « stratégie du zigzag ».

Laurent Fabius doit croire aux signes. Sinon, comment imaginer qu’un soir, devant 2 000 partisans, ce soit le hasard qui conduise sur l’estrade une nouvelle adhérente, prénommée Espoir, à lui déclarer sa flamme. Politique s’entend. Et que deux heures plus tard, ce soit toujours ce fichu hasard qui conduise une autre nouvelle adhérente à venir l’embrasser. Lui expliquant qu’elle l’admire beaucoup et qu’en plus elle s’appelle Victoire. Alors pour continuer à forcer la main au destin, samedi, chez lui, au Grand-Quevilly (Seine-Maritime), Laurent Fabius y a mis du sien. Inaugurant une nouvelle stratégie : fini la discrétion, le genre « le projet reprend mes idées et je n’en tire aucun avantage. » Place à Laurent Fabius, baïonnette à la main.

Premier à en prendre pour son grade, verbalement, Nicolas Sarkozy. Normal, c’est l’adversaire le plus facile à dézinguer. Expédié en trois phrases avec le qualificatif de « Sarkozy, c’est monsieur Supercherie ».

Deuxième cible, la candidate à la candidature la plus populaire de France, Ségolène Royal. Jusque-là, les fabiusiens distillaient les petites phrases. Maugréaient en lâchant un « pfff » sonore, les yeux au ciel, les mains ouvertes en signe d’impuissance. Comme le fait encore aujourd’hui d’une manière presque touchante leur chef quand on évoque en sa présence l’aura de Ségolène Royal. Mais depuis samedi, fini l’impuissance. « On combat Sarkozy, et on débat avec Royal », affirme un lieutenant de l’ancien Premier ministre.

(JPEG)

« Notables UDF ». Avec un discours qui explique clairement pourquoi elle et lui, ça n’est pas pareil. D’abord, en fustigeant la « stratégie du zigzag » : dire une chose, puis son contraire. Devant ses sympathisants, Laurent Fabius « refuse une campagne de confusion où, l’oeil rivé sur les sondages, on s’efforcerait de coller à l’ensemble des aspirations en ajoutant selon les moments et les endroits des mots de droite à des adjectifs de gauche et inversement ». La ligne Fabius, elle, se veut limpide : convictions « claires », appuyées sur un « projet de gauche pour une stratégie de gauche ». Car la présidente de la région Poitou-Charentes, outre le fait d’être « blairiste », partagerait dans le fond « les valeurs des notables UDF », selon les mots d’un autre proche de Fabius.

Il est donc grand temps, selon les fidèles du député de Seine-Maritime, de parler de politique et plus précisément de ligne politique. Incarnée par des mesures concrètes, le Smic à 1 500 euros brut par mois, ou par des moyens accrus accordés à l’Education nationale. Ou encore la renationalisation d’EDF-GDF. Le projet pour 2007, et tout le projet adopté par les militants socialistes la semaine passée. Pour tenter d’éviter le piège, Laurent Fabius vise le « royalisme » et non la femme politique. Celle qui, comme d’autres, a commencé à « amoindrir » la Bible socialiste.

(JPEG)

Laurent Fabius et les siens mettent enfin en place le décor du combat qu’ils espèrent mener à l’automne quand viendra le temps de la désignation du candidat socialiste à l’Elysée. Marginaliser les autres postulants à l’investiture pour aller vers un affrontement direct, sur deux lignes politiques opposées. « Car si on s’en tient à un concours de beauté ou de qui a les cheveux les plus longs, ça risque d’être terrible », dit un fabiusien. Sans « peopolisation », ni passage obligé par la vie privée. Laurent Fabius concède seulement une petite incartade dans le registre personnel, sur un ton presque sentimental. « On me dit : "Vous avez changé", enfin, sans que je sache si c’est une critique ou un compliment, a-t-il confié samedi. Sur le plan des valeurs et des convictions, je n’ai pas changé au cours de ces années. Je suis socialiste, républicain et laïc. Proeuropéen et internationaliste. » Et assurant qu’il « tient bon face aux attaques. Parce qu’[il] a toujours donné le meilleur de [lui]-même dans les tempêtes, face aux bourrasques plutôt que par temps calme et mer plate ».

Dépression. Qu’il se rassure, le diptyque « beau temps-belle mer » n’est pas pour demain. Même si côté Ségolène Royal on s’obstine à se taire. « Parler de ce que fait Fabius, c’est lui donner une existence, dit l’un d’entre eux. C’est normal qu’il chauffe un peu ses partisans comme ça, il faut bien qu’il se remonte le moral. » La gauche dans toute sa splendeur : quand certains essaient de parler ligne politique, d’autres répondent dépression. La preuve que tous les coups sont permis. Samedi soir, Fabius à fait son entrée dans le palais des congrès sur un choix de musique singulier. Cali chantant « c’est quand le bonheur ? » A se demander si le candidat à la candidature ne se posait pas la question à lui-même.

(JPEG)

Fabius se fait le champion du projet socialiste face à Ségolène Royal (AFP)

Laurent Fabius, candidat à l’investiture du PS pour l’élection présidentielle, a nettement marqué sa différence avec ses concurrents dans le parti en se présentant, samedi près de Rouen, comme le champion du projet socialiste dont Ségolène Royal chercherait à se démarquer, selon lui.

Le député de Seine-Maritime s’est adressé au cours d’un "banquet de l’amitié" à plus de 2.000 personnes —des Normands pour la plupart— chez lui au Grand-Quevilly, devant un immense fond orange barré du slogan "Réussir le changement".

Entouré de ses alliés, comme les ex-ministres Jean-Luc Mélenchon et Marie-Noëlle Lienemann, M. Fabius manifestait ainsi qu’il endossait complètement le projet du PS, qui porte ce titre, et ferait campagne avec le projet en bandoulière d’ici la désignation du candidat pour l’Elysée par les militants, au mois de novembre.

Il s’est dit "prêt" pour cette échéance et la suivante, la présidentielle proprement dite. "J’ai toujours donné le meilleur de moi-même dans les tempêtes, face aux bourrasques, plutôt que par temps calme et par mer plate, a-t-il lancé. Je tiens bon parce qu’à la fin des fins, c’est la détermination qui fait la différence".

Laurent Fabius a énoncé une série de critiques de fond sur la campagne de Ségolène Royal, de loin la mieux placée aujourd’hui dans les intentions de vote des Français, sans jamais la nommer.

(JPEG)

Il a mis en garde contre "une campagne de confusion où (le candidat socialiste), l’oeil rivé sur les sondages, s’efforcerait de coller à l’ensemble des aspirations dans le cadre d’un discours en zigzag".

"Je souhaite une campagne de différenciation assumée (par rapport à la droite) et de convictions claires, qui permette un vrai choix", a-t-il affirmé, en demandant qu’on ne "remplace pas le politique par le médiatique".

A l’entendre, un duel réduit à Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal conduirait à l’impasse, en raison de leurs prises de position sur la sécurité notamment. "La société du karcher et du martinet, à qui fera-t-on croire qu’il s’agit là d’un choix mobilisateur", s’est exclamé Laurent Fabius. De même, "le scolaire n’est pas le militaire", a-t-il ajouté, une référence à l’encadrement militaire des jeunes délinquants souhaité par Ségolène Royal.

"En ce qui me concerne, je le dis clairement : mon projet sera le projet des socialistes", a-t-il dit, se targuant que ses propositions soient "au coeur du projet" approuvé vendredi par 85% des militants.

Le député normand a reproché à "des dirigeantes ou des dirigeants" de "commencer par le contredire ou l’amoindrir", prenant l’exemple de "la renationalisation d’EDF-GDF" qui y figure. Le propos visait Mme Royal et Dominique Strauss-Kahn.

Histoire de souligner la différence gauche-droite, M. Fabius a éreinté Nicolas Sarkozy, "Monsieur Supercherie" ou encore "le spécialiste des cadeaux fiscaux pour les plus riches, autoproclamé bienfaiteur du pouvoir d’achat des ouvriers et employés".

Le candidat à l’investiture s’est fait l’apôtre du rassemblement de la gauche. "Ce n’est certainement pas en chapitrant nos alliés naturels —communistes, Verts, radicaux, citoyens— tout en laissant entendre que nous n’appliquerions pas nous-mêmes notre projet que nous pourrons les unir dans un contrat de gouvernement", a-t-il averti.

Laurent Fabius n’a pas manqué de cultiver les symboles de la gauche, comme le Smic, pour lequel il a proposé une hausse de 6% "dès l’été 2007".

(JPEG)

Laurent Fabius en campagne (France3.fr)

Le député PS a tenu samedi son premier meeting de campagne au Grand Quevilly (Seine-Maritime)

Devant 2000 personnes, il s’est présenté comme le seul capable de rassembler la gauche "sur un contenu de gauche, c’est à dire ni sarkozyste, ni blairiste", allusion transparente à Ségolène Royal.

A l’entendre, un duel réduit à Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal conduirait à l’impasse, en raison de leurs prises de position sur la sécurité, notamment.

"La société du karcher et du martinet, à qui fera-t-on croire qu’il s’agit là d’un choix mobilisateur", s’est exclamé Laurent Fabius. De même, "le scolaire n’est pas le militaire", a-t-il ajouté, une référence à l’encadrement militaire des jeunes délinquants souhaité par la présidente de Poitou-Charentes.

L’ex-premier ministre de François Mitterrand a mis en garde contre "une campagne de confusion où [le candidat socialiste], l’oeil rivé sur les sondages, s’efforcerait de coller à l’ensemble des aspirations dans le cadre d’un discours en zigzag". "Je souhaite une campagne de différenciation assumée [par rapport à la droite, NDLR] et de convictions claires, qui permette un vrai choix", a-t-il affirmé, en demandant qu’on ne "remplace pas le politique par le médiatique".

"Mon projet sera le projet des socialistes", a-t-il déclaré pour lui-même. Il a mis en avant des symboles de la gauche comme le SMIC pour lequel il a proposé une hausse de 6 % "dès l’été 2007".

Laurent Fabius a par ailleurs éreinté Nicolas Sarkozy, "Monsieur Supercherie" ou encore "le spécialiste des cadeaux fiscaux pour les plus riches, autoproclamé bienfaiteur du pouvoir d’achat des ouvriers et employés". "C’est autour du changement que M.Sarkozy médiatisera sa propagande (...) alors qu’il est coresponsable des difficultés de la France d’avant et de maintenant. Et il poussera la supercherie jusqu’à parler de rupture, lui qui, depuis tant d’années, est non seulement au pouvoir mais le pouvoir", a-t-il ajouté.

(JPEG)

Laurent Fabius, premier opposant à Ségolène Royal (lemonde.fr)

Distancé dans la course à l’investiture présidentielle du PS, Laurent Fabius a transformé son premier grand meeting de campagne interne en festival anti-Ségolène Royal.

Devant plus de 2 000 partisans réunis dans son fief du Grand-Quevilly, en Seine-Maritime, l’ancien Premier ministre n’a pas cité une seule fois le nom de la présidente de Poitou-Charentes à qui il a pourtant destiné la quasi-totalité de ses attaques, réduisant étrangement Nicolas Sarkozy à la portion congrue.

Laurent Fabius a nettement marqué sa différence avec ses concurrents dans le parti en se présentant, samedi près de Rouen, comme le champion du projet socialiste dont Ségolène Royal chercherait à se démarquer, selon lui.

Entouré de ses alliés, comme les ex-ministres Jean-Luc Mélenchon et Marie-Noëlle Lienemann, M. Fabius, député de Seine-Maritime, manifestait ainsi qu’il endossait complètement le projet du PS, qui porte ce titre, et ferait campagne avec le projet en bandoulière d’ici la désignation du candidat pour l’Elysée par les militants, au mois de novembre.

Il s’est dit "prêt" pour cette échéance et la suivante, la présidentielle proprement dite. "J’ai toujours donné le meilleur de moi-même dans les tempêtes, face aux bourrasques, plutôt que par temps calme et par mer plate, a-t-il lancé. Je tiens bon parce qu’à la fin des fins, c’est la détermination qui fait la différence".

Laurent Fabius a énoncé une série de critiques de fond sur la campagne de Ségolène Royal, de loin la mieux placée aujourd’hui dans les intentions de vote des Français, sans jamais la nommer.

Il a mis en garde contre "une campagne de confusion où (le candidat socialiste), l’oeil rivé sur les sondages, s’efforcerait de coller à l’ensemble des aspirations dans le cadre d’un discours en zigzag".

"Je souhaite une campagne de différenciation assumée et de convictions claires, qui permette un vrai choix", a-t-il affirmé, en demandant qu’on ne "remplace pas le politique par le médiatique".

(JPEG)

"LA SOCIÉTÉ DU KARCHER ET DU MARTINET"

A l’entendre, un duel réduit à Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal conduirait à l’impasse, en raison de leurs prises de position sur la sécurité, notamment.

"La société du karcher et du martinet, à qui fera-t-on croire qu’il s’agit là d’un choix mobilisateur", s’est exclamé Laurent Fabius. De même, "le scolaire n’est pas le militaire", a-t-il ajouté, une référence à l’encadrement militaire des jeunes délinquants souhaité par Ségolène Royal.

"En ce qui me concerne, je le dis clairement : mon projet sera le projet des socialistes", a-t-il dit, se targuant que ses propositions soient "au coeur du projet" approuvé vendredi par 85 % des militants.

Le député normand a reproché à "des dirigeantes ou des dirigeants" de "commencer par le contredire ou l’amoindrir", prenant l’exemple de "la renationalisation d’EDF-GDF" qui y figure. Le propos visait Mme Royal et Dominique Strauss-Kahn.

Histoire de souligner la différence gauche-droite, M. Fabius a éreinté Nicolas Sarkozy, "Monsieur Supercherie" ou encore "le spécialiste des cadeaux fiscaux pour les plus riches, autoproclamé bienfaiteur du pouvoir d’achat des ouvriers et employés".

Le candidat à l’investiture s’est fait l’apôtre du rassemblement de la gauche. "Ce n’est certainement pas en chapitrant nos alliés naturels - communistes, Verts, radicaux, citoyens - tout en laissant entendre que nous n’appliquerions pas nous-mêmes notre projet que nous pourrons les unir dans un contrat de gouvernement", a-t-il averti.

Laurent Fabius n’a pas manqué de cultiver les symboles de la gauche, comme le Smic, pour lequel il a proposé une hausse de 6 % "dès l’été 2007".

(JPEG)

Fabius refuse de "mélanger gauche et droite (TF1.fr)

C’est devant 2200 personnes, selon ses proches, réunis chez lui au Grand-Quevilly, près de Rouen, au cours d’un "banquet de l’amitié", que Laurent Fabius a tenu meeting samedi. Et à cette occasion, le député de Seine-Maritime, candidat à l’investiture socialiste pour l’élection présidentielle, a mis en garde contre "une campagne de confusion" du PS lors de cette échéance - visant sans la nommer Ségolène Royal.

"Je refuse, comme beaucoup de militants anciens ou nouveaux, une campagne de confusion où notre porte-parole (le candidat, NDLR), l’oeil rivé sur les sondages, s’efforcerait de coller à l’ensemble des aspirations dans le cadre d’un discours en zigzag, ajoutant selon les moments et les endroits des mots de droite à des adjectifs de gauche et inversement", a déclaré Laurent Fabius.

"Ne confondons pas le politique et le médiatique"

L’ancien Premier ministre a fait valoir que "les Français ne sont pas des parts de marché, le suffrage universel n’est pas l’audimat". A l’opposé de ce qu’il dénonce, "je souhaite une campagne de différenciation assumée et de convictions claires, qui permette un vrai choix aux socialistes d’abord, puis à l’ensemble des Français", a-t-il ajouté. "Ne confondons pas le politique et le médiatique. Ne mélangeons pas notre gauche et notre droite", a encore affirmé Laurent Fabius. Autant d’affirmations qui sonnaient comme des critiques du positionnement politique de Ségolène Royal.

Affirmant vouloir rassembler "sur un contenu de gauche, c’est-à-dire ni sarkozyste, ni blairiste" (autre allusion à Ségolène Royal), Laurent Fabius s’est aussi livré à une violente charge contre Nicolas Sarkozy. "C’est autour du changement que M. Sarkozy médiatisera sa propagande pour la France d’après alors qu’il est coresponsable des graves difficultés de la France d’avant et de maintenant. Et il poussera la supercherie jusqu’à parler de rupture, lui qui depuis tant d’années est non seulement au pouvoir mais le pouvoir. La réalité est que notre adversaire probable (...) M. Sarkozy est d’abord M. Supercherie".

Sur le plan des engagements électoraux, Laurent Fabius a promis une hausse du SMIC de 6% "dès l’été 2007" en cas de victoire de la gauche à l’élection présidentielle, "soit plus du double de ce que serait son évolution normale". Il a assuré qu’il "veillerait" à ce que la hausse du SMIC, dans cette hypothèse, "soit réelle, rapide et réaliste" et à ce "qu’elle ne tire pas les autres salariés vers le bas". Selon Laurent Fabius, "cette augmentation sera réalisée sans alourdir le coût du travail dans les petites et moyennes entreprises, pour lesquelles des exonérations de charges doivent donc être prévues". Il a rappelé que le projet socialiste prévoyait de porter le SMIC "à au moins 1500 euros avant la fin de la prochaine législature".

(JPEG)

Laurent Fabius propose d’augmenter le Smic de 6% dès l’été 2007 (AP)

ROUEN (AP) — A l’occasion de son premier meeting de campagne, le candidat à l’investiture socialiste Laurent Fabius s’est engagé samedi soir à augmenter le SMIC de 6% dès l’été 2007 si la gauche revient au pouvoir lors des élections présidentielles, afin de porter le salaire minimum à 1.500 euros brut d’ici 2012.

"Je propose que dès l’été 2007 nous augmentions le SMIC de 6%, soit plus du double de ce que serait son évolution normale", a-t-il préconisé devant près de 2.000 partisans réunis au parc des expositions de son fief du Grand-Quevilly, près de Rouen.

L’ancien Premier ministre a précisé que cette hausse du SMIC se ferait "sans alourdir le coût du travail" dans les petites et moyennes entreprises, grâce à "des exonérations de charges".

Le projet du PS, adopté jeudi soir par les 202.700 militants encartés, prévoit de porter le SMIC à "au moins" 1.500 euros brut d’ici 2012, contre 1.217,88 euros actuellement. "Je veillerai" à ce que cette hausse soit "réelle, rapide et réaliste", a promis Laurent Fabius.

Imprimer

Répondre dans le forum

Laurent Fabius sur Europe1 dimanche 7 marsMentions légales« Le bouclier fiscal est un boulet fiscal » : Laurent Fabius sur Europe 1 ce matin | Plan du site